LE BAC APPROCHE. COMMENT MOTIVER MON ADO à RÉVISER SON BAC?

Livres posés sur bureau pour réviser bac

Bonquins-bac3

Cette année, ton rejeton passe le bac. Ton « petit » fait une tête de plus que toi. Il est nourrit, blanchit, logé et n’en fout pas une rame. Soirées, copains, cigarettes, alcool, joints, retards en cours, bulletins alarmants, il ne t’épargne rien. Tu le pousses à travailler. Vainement. Le bac est devenu votre seul sujet de conversation. Tu as l’impression de brasser de l’air. Tu es épuisée. Il est presque majeur et continue à laisser trainer ses fringues partout. Il râle encore autant qu’un nouveau né lorsqu’il a faim. Il ne bosse pas plus d’un quart d’heure par jour et à l’air crevé en permanence. Tu enrages de le voir si immature, si nonchalant alors que l’échéance du bac approche au galop. Tu traines ton antique postérieur péniblement jusqu’au canapé le soir car le stress t’épuise. Plus tu le pousses à bosser, plus il glande.

A bout, tu cherches des solutions en lisant des articles sur internet. Tu tapes dans Google « Comment motiver mon ado à bosser son bac? » et tu arrives ici sur ce blog avec la ferme intention de trouver une réponse à ta question. Tu as tout essayé. Tu as été sévère. Tu as puni. Tu as crié. Tu as récompensé. Tu as parlé. Tu lui as donné du magnésium. Rien n’y fait. Ton ado fait l’ado. Tu vois s’écrire de loin l’épitaphe qu’il fera graver sur ta tombe « Ci-gît Félicitie Smock. Elle a fait ce qu’elle a pu mais son fils n‘a pas eu son bac». C‘est déprimant, j’en conviens. Seuls ses potes trouvent grâce à ses yeux. Eux comptent vraiment. Toi, tu l’énerves et tu ne comprends rien. Sa chambre ressemble à un vaste champ de bataille. Il ne fait que le minimum, et encore, quand il ne rentre pas à 4h du mat et n’a pas la tête dans le cul. Il t’évite. Il te regarde en coin. Plus tu le pousses, moins il en fait, plus il t’évite et plus tu le pousses. C’est un cercle vicieux. Tu l’imagines à la fac. Livré à lui-même. Se levant à midi. Se nourrissant exclusivement de pâtes crues et de knackis froides. Le flemmard ne cuisinera rien d’autre. Tu es dépitée. Tu lui as épluché des tonnes de légumes bio pendant des années. C’est à croire qu’il a décidé de pourrir tout ton travail. Sa chambre à la fac sentira le dessous de bras et les pieds. C’est à n’en pas douter. Tu t’es efforcée de lui montrer l’exemple pendant toute son enfance en l’envoyant tous les soirs à la douche et en gardant ta maison propre même après le taff alors que tu étais fatiguée. Il est 19h. Il va bientôt rentrer à la maison, en coup de vent, pour manger. Il laissera son 46 fillette dehors devant la porte qui souffre moins que toi de l‘odeur de ses pieds. Il ne restera que le temps de manger. Ses potes l’attendent. L’échange va être bref. Il ne faut pas partir dans les tours. Tu attends des réponses, un engagement, tu veux qu‘il travaille. Un ton mal approprié pourrait doucher toutes tes chances d’obtenir une réponse positive. De son coté, lui, va essayer de t’éviter. Il est passé maître dans l’art de t’esquiver. Il met 8 secondes pour aller de sa chambre au frigo et retourner dans sa chambre. Il a des années d’entrainement. Ce soir, il faut vraiment que tu lui parles. Tu te prépares. Tu enfiles tes gants de boxes. Tu répètes la scène. Tu as 15 min pour obtenir qu’il aille dans sa chambre bosser. L’enjeu est important : le bac. Cette fois-ci, tu dois rester ferme. Ne pas céder. Que dire? « Mon poussin. Il faut commencer à faire ton planning de révisions pour le bac, tu sais. ». Nan. Nan. Nan. C’est d’une platitude merdique. Soit plus ferme. Décoche lui un truc imparable. Direct. Inévitable. Un uppercut.
« ça suffit! ça commence à bien faire! Tu vas arrêter de te moquer du monde et te mettre au boulot sérieusement. Tu crois quoi? Que tout va te tomber tout cuit dans le bec ? Et il n’y a pas de « mais ». » STOP. STOP. STOP… . C’est nul. Déjà vu. Déjà dit. Si tu t’emballes, c‘est voué à l‘échec. Il va forcement riposter. Tu sais très bien comment cela se passe à chaque fois. Il s’énerve, il crie, il te renvoie toutes les difficultés qu’il a rencontré dans sa vie depuis sa naissance dans la figure. Tout est de TA faute. Ton ado sait s’y prendre pour te faire culpabiliser et te remuer le ciboulot à en perdre le sommeil. Tout y passe. Ton divorce. Tes déménagements. Son ex beau-père. Le chien que tu ne lui as jamais acheté. Il sait minutieusement travailler toutes tes failles comme on gratterait des croutes pour les faire saigner.
Trouve autre chose à lui dire. Réfléchis. Réfléchis.
« Si tu ne bosses pas, tu n’auras pas ton bac, tu finirais chômeur, à la rue, seul, sale, la faim au ventre et malheureux…et les loups vont venir te manger (merci Gad) ». STOP. Il n’a plus 5 ans. La menace ne fonctionnera pas mieux.

Alors quelle solution pour l’amener à réviser le bac, me diras -tu?

Ta grand-mère te dit « Il faut que jeunesse se passe ». Ok mamie. Ta mère te dis « Ne lâche rien ». A bien y réfléchir, tu as fait pas mal de bêtises à cet âge là donc tu n’es pas bien sûre que ce soit la bonne méthode.
Et si tu lâchais tout justement. Si tu laissais l’oisillon tomber du nid à la merci des prédateurs, seul, dans le froid, affamé?
Impossible… Et si, justement, bien qu’elle te paraisse insupportable, c’était la seule solution.
L’immaturité de ton enfant n’est peut-être pas uniquement le fruit de ton éducation mais aussi et surtout de sa propre responsabilité. Lutter ne sert peut-être à rien. Pourquoi chercher une solution à sa place? Y as-tu pensé? Il se met dans le pétrin tout seul. Est-ce vraiment à toi de l’en sortir? Et si le parent n’était pas la bonne personne pour aider son ado. Si la seule personne pouvant l’aider, était lui-même. Serait-ce à cette période critique du passage à l’âge adulte qu’il te faut justement lâcher?
Cela semblerait logique puisqu’il se rebelle contre ton autorité parentale. Contre toi. Comment cette autorité pourrait le faire plier à se mettre au boulot, cette même autorité contre laquelle il lutte de toutes ses forces? Le lâcher-prise est peut-être la seule solution pour arriver à renouer un dialogue satisfaisant avec ton ado.

C’est souvent dans les crises, dans les blocages que tout peut repartir par un décalage de point de vue. Les épreuves difficiles sont de fabuleuses opportunités pour se poser des questions et se remettre en mouvement dans une voie plus proche de notre véritable essence, nous rendant ainsi plus à même d’avoir de bonnes relations avec les autres. Ne pas rester figée dans une camisole de convictions. Ne pas laisser la colère ou la frustration bloquer la fluidité des échanges avec son adolescent est peut-être le seul travail du parent à cette période. Savoir être détendu quel que soit le stress ou les échéances comme le bac, est peut-être ce qui aidera le mieux l’adolescent à passer cette étape et à gérer SON stress. Éviter le conflit. Eviter le rapport de force en lâchant prise, même si instinctivement tout notre être nous pousse à agir et à essayer de le soumettre à ce qui nous semble être bon pour lui.
S’il faut agir car il dérive totalement, la solution doit venir de quelqu’un d’autre. Une tante. Un oncle. Un frère. Une sœur. Un prof. Un psy. Un Pascal le Grand frère. Au choix. Arrête de chercher sur internet une solution qui n‘existe pas. Trouve quelqu’un qui pourra parler à ton ado. Tu n’es pas la bonne personne. Tu ne peux pas l’aider cette fois-ci. Trouve quelqu’un qui pourra le diriger et lui apprendre à gérer ses priorités de façon responsable s‘il patauge dans la semoule. Courage, plus que 2 mois et demi avant le bac.

https://www.youtube.com/watch?v=GbCw57MiFdg

Il faudrait un Pascal le Grand frère pour chaque ado 😉

Cet article antidépresseur, plein de vitamines et délivré sans ordonnance, intitulé  COMMENT MOTIVER MON ADO À BOSSER SON BAC? a été publié sur BAM.
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3 commentaires sur “LE BAC APPROCHE. COMMENT MOTIVER MON ADO à RÉVISER SON BAC?

  1. Perso, j ai eu une belle motivation pour passer mon bac. Une branche ou j avais de bons résultats. Un internat pour ne pas vivre avec les darons et une phrase en tête:
     » Recherche toujours le meilleur dans tes résultats scolaires car tu ne pourras pas choisir ce qui te plaît vraiment plus tard mais seulement ce qui est possible de faire avec ton putain de diplôme. » dixit mon papa.

    Et ça c est juste pour toi:
    Il a pu faire tout ce qu il a pu mais rarement ce qu il a voulu. a part moi ma soeur et son amour. Pour le reste c est la vie qui lui a dicté.
    Peut être que ton ado n’a pas trouvé sa voix. mais s’il aime diriger un petit peu, et apparemment c est le cas vu ce qu il te balance, on ne peut pas réussir en france sans diplôme… ou cela prend du temps. Demande lui ce qu il veux faire dans 2, 5 ou 10ans. et une fois qu il répond ne rajoute rien. C est très motivant de travailler pour soi mais s’il n a pas compris, 2 terminales c est pas une tare…

    bisous a bientôt
    Sylvain

    1. Yes, très juste ;-). On peut même aller plus loin. Afflelou, Franck Provost, Xavier Niel, etc… pas de diplôme et ils ont réussi. Ne pas avoir le bac est loin d’être une fatalité. C’est d’ailleurs le cas de beaucoup d’entrepreneurs. L’objectif est qu’il soit heureux de se lever le matin pour aller bosser, quoi qu’il fasse. Pour ce qui est de lui demander ce qu’il veut faire dans 2, 5 ou 10 ans, j’ai bien essayé mais la seule réponse qu’il me donne est : « euuueuuuhh » 😉 Bisous Sylvain. A bientôt

  2. Et oui on a tous un ado qui traîne par la !! Moi j’ai fini par jeter l’éponge mais ça c’était avant ! Après 1 ans de glandouille après son échec au bac, il a fini par grandir et repris le chemin du lycée je ne sais pas si il aura son bac, maintenant c’est lui qui a pris sa vie en main moi j’ai fait mon max…que jeunesse se passe 🙂

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