COMMENT COMBATTRE LE BIAIS DE LA NÉGATIVITÉ PAR LA PSYCHOLOGIE POSITIVE.

Le bonheur c'est d'être bien.

Comment combattre le biais de la négativité (cafard) par la psychologie positive ? Ou comment tendre au bonheur?

Christophe André, le nouveau Pape de la psychologie positive nous éclaire à propos de ces moments négatifs que nous pouvons ressentir certaines fois dans notre vie.

C’est un exemple célèbre de la psychologie expérimentale : un seul cafard suffit à rendre tout un bol de belles cerises repoussant ; mais une belle cerise ne suffit pas à rendre un bol de cafards attirants.

Il faut savoir que le bonheur n’est pas un état inné chez l’homme et que le négatif est en général plus fort que le positif chez nous. Vous l’aurez peut-être déjà remarqué lorsqu’arrive le fameux dimanche soir, que les jours commencent à raccourcir en entrant dans la période de l’hiver ! Mais notre état de bien-être dépend-il uniquement du jour de la semaine ou de son niveau de luminosité ? Ce n’est pas si simple que cela ! Il nous explique que notre cerveau a été façonné par l’évolution pour assurer notre survie. Et de ce fait, ouvrez bien vos écoutilles !

 … il donne toujours la priorité aux mauvaises nouvelles et de manière générale à tout ce qui peut présenter un danger (attaque de prédateur).  Le traitement des « bonnes nouvelles » (possibilité de trouver de la nourriture, un lieu de repos, d’avoir un échange sexuel) passe en second. Toujours. Et toujours priorité sera donnée à la survie : nous pouvons nous permettre de manquer une occasion de manger, boire, de nous reposer, de prendre du bon temps. Nous ne pouvons pas nous permettre de passer à côté d’un prédateur ou d’une menace qui pourrait mettre notre vie en danger. D’abord la survie, donc, puis la qualité de vie.

Vous voyez où je veux en venir ? Cela signifie qu’il nous est plus facile et rapide de ressentir des émotions négatives et qu’elles ont tendance à durer plus longtemps et nous marquer plus fortement que les émotions positives ! Comme tout le monde, si on vous annonce 2 bonnes nouvelles et 1 mauvaise dans la journée, vous ne retiendrez que la mauvaise ! Vous chercherez à comprendre pourquoi, comment, qui est à son origine.
Un des moyens d’accéder au bonheur est de prendre conscience, pour les vivre pleinement, des moments positifs que la vie nous apporte. Vous avez compris que comme nous l’explique si bien Christophe André dans son livre « Et n’oublie pas d’être heureux », nous ne sommes pas « programmés » pour mémoriser les belles choses de la vie. Il ne nous reste plus qu’à travailler à les retenir, voire à les créer ! Tel un corps mou et endormi que nous allons stimuler et façonner à la salle de gym pour le dynamiser, il nous faut exercer notre cerveau à l’éveil des émotions positives ! L’objectif est d’atteindre un équilibre entre émotions positives et négatives. Car il serait utopique de croire que nous pourrions être épargnés de toutes les mauvaises nouvelles qui peuvent ponctuer nos semaines. Ces dernières jouent d’ailleurs un rôle de dynamisant pour chacun. Imaginez une vie sans obstacles. Ils nous forcent à nous dépasser ! A aller de l’avant, voire même de lâcher prise et rabattre le caquet à cet égo surdimensionné que nous aurions si tout était facile à obtenir ! La dépression ne serait pas loin ! Les neuropsychiatres disent d’ailleurs l’importance de la frustration que tous les jeunes enfants doivent ressentir et qui les poussent à essayer et trouver les solutions nécessaires à l’obtention de leurs premières conquêtes ; la marche, la parole, la dextérité de leur corps… Christophe André nous confirme que :

Le bonheur n’est pas toujours lié à la satisfaction de nos désirs. Parfois il nous tombe dessus alors que nous n’avions rien demandé, rien cherché, rien espéré. Parfois, même la satisfaction de nos désirs ne nous comble même pas : c’est le bonheur triste de l’enfant gâté, qui à peine comblé repart en quête d’un autre objet, en proie à la démangeaison chronique et affreuse de l’insatisfaction. Quand désirer nous donne plus de bonheur que savourer, c’est que nous avons encore du travail à faire sur le bonheur… .

Ainsi, accéder au bonheur c’est exercer son cerveau à la saveur des émotions positives ! C’est être capable de ressentir le plaisir provoqué par des moments, des événements que la vie nous présente. C’est apprendre à prendre conscience de leurs sens et de leurs portées. Souvent, le corps est un vecteur important dans le ressenti des émotions. Le bien-être de notre esprit est intimement lié à celui de notre corps. C’est avéré !

C’est pour cela que marcher, bouger, se faire masser, avoir des rapports sexuels sont des occasions de bien-être. Si nous les habitons en conscience, ces plaisirs se transformeront en occasion de bonheur. De même, le sentiment de la vie qui coule et palpite en nous, la simple chance de vivre, est une source de bonheur.

Apprenons donc à nous sentir heureux ! Partons l’expérimenter grâce à notre plus bel outil : notre corps ! Prenons soin de lui, bichonnons-le, dynamisons-le, touchons-le !
Commencez ce soir, lorsque vous rentrerez après une journée harassante. Allez fouiller dans les placards de la cuisine pour en extraire votre meilleure huile d’olive et proposez à votre amour de vous masser. Déshabillez-vous, mettez vous à l’aise, prenez une bonne douche chaude et allongez-vous en ayant pris soin d’avoir choisi votre morceau de musique préféré ! Lâchez prise, souriez, vous y êtes ! Partis pour un agréable et merveilleux instant de bonheur…
Vous venez de commencer votre travail !

Cet article est inspiré de l’ouvrage de Christophe André « Et n’oublie pas d’être heureux », Abécédaire de psychologie positive. Parcouru de conseils et d’exercices, cet abécédaire constitue une méthode passionnante et convaincante pour apprendre à vivre heureux.
Christophe André est médecin psychiatre à l’hôpital Saint-Anne, à Paris. Il est l’auteur de très grands succès, en France et à l’étranger : Imparfaits, libres et heureux, Les États d’âme, Psychologie de la peur et bien d’autres encore.

 Source
Cet article antidépresseur, plein de vitamines et délivré sans ordonnance, intitulé  Comment combattre le biais de la négativité par la psychologie positive a été écrit par SOLOVE et publié sur Labo du Bonheur.
La seule boîte à messages avec des vrais morceaux de bonheur dedans.

1 commentaire sur “COMMENT COMBATTRE LE BIAIS DE LA NÉGATIVITÉ PAR LA PSYCHOLOGIE POSITIVE.

  1. Pour combattre cette tendance, la formation scientifique enseigne des moyens d’eviter ou limiter ce biais. La conception des protocoles et plan d’experience implique ainsi la repartition au hasard et les essais en double aveugle , de meme que le processus social d’ evaluation par les pairs est pense pour attenuer l’effet des prejuges individuels des scientifiques, meme s’il a ete soutenu qu’un tel biais pouvait jouer un role dans ce processus d’evaluation.

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