Pratiquer le « SLOW SEXE » – Atelier d’amour 1.

Pratiquer le slow sex

Dans un précédent article nous avons vu qu’atteindre le bonheur n’était pas chose innée pour les humains et qu’il nous fallait, tel un jardinier, cultiver les émotions positives de notre vie et apprendre à les savourer pour arriver à cet état de bien-être qui le caractérise. La liste des pratiques et situations générant ces émotions positives est longue mais je ne parlerai aujourd’hui que de 2 d’entre elles : le couple et le sexe.

Il paraîtrait que le couple est source de bonheur ! Du moins, sur le plan statistique. Les études nous disent qu’en moyenne, les personnes en couple se sentent plus heureuses que les autres, c’est-à-dire, dans l’ordre, que les personnes célibataires, veuves, et divorcées. Mais il me semble que la réalité est plus complexe que ça ! Il est évident que lorsqu’on vient de perdre un être cher ou bien de se séparer de la personne qu’on a longtemps aimé ou bien fini par haïr, on vit une phase de deuil. Si on nous interroge dans ces moments-là, nous ne pouvons pas affirmer un niveau élevé de bien-être. Cela ne signifie pas pour autant qu’il ne reviendra pas avant même que nous nous retrouvions en couple. D’ailleurs, ne fait-on pas de belles rencontres dans les moments où l’on se sent le mieux avec soi-même ? Christophe André nous explique que la contribution du couple à l’état de bien-être évolue au fil du temps ; au sentiment amoureux du début s’ajoutent l’amour, l’interaction intellectuelle, la confiance que l’autre nous apporte face à l’adversité matérielle et existentielle de la vie. La liste n’étant pas exhaustive.

« Notre conjoint est la personne qui en sait le plus sur nous et nos capacités émotionnelles : beaucoup d’entre nous exportent rarement leurs plaintes, états d’âme négatifs et mauvaise humeur ; en général nous les réservons à nos proches. Traiter son conjoint comme un supérieur hiérarchique serait alors, parfois, une bonne idée. On ne peut pas en même temps vouloir le bonheur de quelqu’un et le traiter comme une poubelle à émotions négatives. »

On peut donc se poser la question : existe-il un mode d’emploi du bonheur à deux ? Le sujet est vaste et les réponses multiples. Mais un détail s’est rajouté qui est devenu primordial, surtout à notre époque : c’est savoir se réjouir de ce qui arrive à son conjoint.

« Aujourd’hui, il est matériellement possible et socialement toléré de vivre seul. Nous attendons donc autre chose du couple : qu’il nous épanouisse et nous rende heureux, plus que si nous vivions seul ; sinon ça ne vaut pas la peine, car il y a tout de même des contraintes dans la vie de couple. »

Ainsi, un des moyens de favoriser la longévité de son couple, est d’exprimer ses émotions. Il est important de s’intéresser à sa moitié en provoquant des échanges, s’extasiant sur son potentiel et ses compétences et l’encourager à persévérer à en acquérir de nouvelles, parfois, en se mettant en danger. Un autre moyen, et non des moindres, d’optimiser la durée de son couple : c’est de passer régulièrement du temps ensemble. Mais attention, pas n’importe comment ni n’importe où ! Ici, la qualité prime sur la quantité ! Mais, allez-vous me dire, ça paraît simple sur le papier. Or, comment prendre vraiment soin de son couple lorsqu’on a passé une journée, une semaine, un mois voire une année à se farcir des emmerdes de toute sorte à gérer ? ; de l’ado qui n’en finit pas de faire sa crise, en passant par la mère de 60 ans qui se prend pour une gamine de 20 ans pensant être capable de vivre dans cette énorme maison jusqu’à la fin de sa vie, ou bien de votre chef qui vous rajoute des objectifs plus difficiles les uns que les autres à atteindre en justifiant qu’il faut apporter un peu de piment à notre quotidien pour assurer la pérennité de l’entreprise, ou encore de la tout à fait soudaine perte d’emploi de votre moitié qui, même s’il ne se plaisait plus dans son job, se retrouve à pointer à Pôle Emploi, jusqu’à la panne de voiture survenue inopinément juste avant les vacances !
Et bien c’est simple : en mettant la pédale douce sur la folie quotidienne au profit d’une bonne sexe-thérapie ! Arrêtez d’être obsédés par la rentabilité, l’efficacité et l’économie domestique afin de jouir à votre rythme et sans contraintes.

Dans un article paru en juillet dernier dans le magazine ELLE, des sexologues nous enjoignent de réinvestir le plaisir des sens en conscience pour mieux s’abandonner à nos émotions positives. Le « slow sexe » est arrivé ! Sting (marié depuis 23 ans à Trudie Styler) en est devenu le précurseur.

« Faire l’amour, c’est faire de son corps un instrument de dialogue avec l’autre. A mes yeux, l’orgasme est presque secondaire, c’est la cerise sur le gâteau ! » estime Patrice Cudicio, médecin sexologue.

Cela rejoint les philosophies taoïste et tantrique dont le principal message est de nous faire comprendre que l’important, c’est le chemin . Bien plus que la destination.

Maintenant, place à la pratique !
Le slow sexe passe par quelques règles importantes :

 1° – Se préparer en alimentant son imaginaire !

Il faut se stimuler pour se mettre en condition : se donner des rendez-vous durant la journée, se chuchoter ou s’écrire des grivoiseries. Il nous faut stimuler l’imagerie érotique. Pour cela, ne pas hésiter à (re)sortir la littérature érotique et pratiquer la lecture à voix haute ! Nathalie Giraud Desforges, sexothérapeute, nous dit qu’il faut nourrir l’attente qui nourrit le désir. Voici une sélection littéraire recommandée par nos spécialistes :

« Osez… le sexe tantrique »de Michèle Larue (éd. La Musardine), la « Bible du boudoir » de Betony Verdon (éd. Robert Laffont), le Kâmasûtra, « Le déclic» de Milo Manara

Vous pouvez aussi vous intéresser à la collection de Paolo Eleuteri Serpieri : « Druuna ». C’est une héroïne très pulpeuse et ses aventures augmentent en érotisme au fil des pages, jusqu’à approcher la pornographie. Le dessin de Paolo Eleuteri est si léché et souple qu’il émoustille facilement son lecteur et il exprime le maximum de son coup de crayon aux arrondis des fesses de son héroïne, au point qu’il dessine très souvent Druuna de dos… Il existe 2 tomes (1997-98) de Druuna, en sus des 8 autres appelés Druuna X, aux contenus explicites et illustrant avec justesse le terme de « Bandes Dessinées ».

Un autre outil super efficace : le bon vieux film érotico-pornographique ! Mais, plutôt que les actuels privilégiant une sexualité rapide et mécanique sans grande sensualité, préférez ceux où les hommes et les femmes mis en scène étaient comme vous et moi ! : sans prothèses mammaires ni sexes féminins tondus, sans abdos monstrueux ni viagra, mais plutôt avec des corps simples et du poil autour ! Dans cette catégorie, nos recommandations seront :

« Emmanuelle » de Just Jaeckin,« L’Empire des sens » de Nagisa Oshima ou bien encore (pourquoi pas) « Gorge profonde » écrit par l’ancien coiffeur Gérard Damiano.

 Encore une fois, allez approfondir le sujet vous-même !

2° – Ne jamais se sentir obligés !

Si on n’a pas envie on ne le fait pas ! Fondamental pour que ça marche. Dans ce cas-là, on peut juste, et c’est déjà énorme, se toucher, se caresser en pratiquant un massage à sa moitié. Veillez donc à toujours avoir votre kit de survie pour ces moments-là : huile de massage que vous pouvez confectionner vous-même en veillant à ajouter à votre huile végétale de base (noisette, sésame*) quelques gouttes d’une plus essentielle aux vertus et à l’odeur apaisante et sensuelle (Ylang Ylang, vanille, patchouli, santal…) + musique planante que vous aurez prévu de compiler en playlist « slow sexe ».

                                                                

Ajoutez à cela des lumières indirectes et tamisées, une tenue sexy ou pas de tenue du tout d’ailleurs, ainsi que quelques accessoires de déco spécial « relax » comme des coussins et autres tissus de couleurs chaudes. Tous ces éléments réunis sont la promesse d’un voyage de pur bonheur. Nul besoin d’érotisme pour vous ouvrir les portes d’une sensualité partagée. Vous maintenez un lien fort jusqu’au moment où vous vous sentirez submergé par l’excitation, ensuite ou bien un autre jour !

3° – Pas d’obligation de réciprocité !

Il ne faut aucunes consignes rigides. Seul le mouvement compte. En d’autres termes, pas d’endormissement ! Il nous faut créer un espace qui nous est propre et que tout oppose à la vie quotidienne et au boulot. En bref, si votre conjoint vous fait un cunnilingus, vous ne lui devez pas une fellation !

4° – On prend le temps !

Il est important d’organiser la vie autour de façon à ne pas être obligés d’interrompre ce moment privilégié. Ayons la souplesse d’accepter de « passer » l’heure de manger ou de « lancer une machine » vite fait. Ce sont juste quelques heures ! Il est important de prendre le temps de se regarder, se toucher, se respirer, de caresser le corps de son amoureux et même le nôtre. S’arrêter si on en a envie, puis recommencer. Cela nous aide à écouter le rythme de notre corps. Nous expérimentons vraiment « Le pouvoir du moment présent » !

5° – On écoute ses sens aussi !

Pratiquer le « slow sexe » c’est aussi faire abstraction de toute obligation de pénétration et d’éjaculation. Avoir un orgasme n’est pas un but en soi. C’est le plaisir qui prime ! Et le pratiquer nous apprend à développer notre hypersensibilité sensorielle, source d’émotions positives.

En remettant de la sensualité dans notre sexualité, nous ouvrons ainsi la porte au bien-être, en solo et à deux ! S’ouvrir à l’autre n’est plus un enfer mais devient le paradis.
Que du bonheur assuré !

Cet article est fortement inspiré :
de l’ouvrage de Christophe André « Et n’oublie pas d’être heureux », Abécédaire de psychologie positive. Parcouru de conseils et d’exercices, cet abécédaire constitue une méthode passionnante et convaincante pour apprendre à vivre heureux.
Christophe André est médecin psychiatre à l’hôpital Saint-Anne, à Paris. Il est l’auteur de très grands succès, en France et à l’étranger : Imparfaits, libres et heureux, Les Etats d’âme, Psychologie de la peur et bien d’autres encore,

de l’article « Vite, du slow sexe ! » paru dans le magazine ELLE du 31/07/2015.

De l’ouvrage d’Eckhart Tolle, « Le pouvoir du moment présent », (éd. J’ai Lu)

*Recommandations pour acheter vos huiles de massage :
Site Aroma-Zone
Vous y trouverez un large choix d’huiles de bonne qualité à des prix corrects. Attention, certaines huiles essentielles sont chères car rares et dont les conditions d’extraction sont complexes. Cependant, il n’est pas nécessaire d’en utiliser beaucoup pour que leur champ d’action soit efficace et un flacon peut se garder longtemps. Je vous conseille d’ailleurs d’acheter toujours le plus petit des contenants proposés. Je tiens aussi à préciser que les huiles essentielles sont puissantes et qu’il est important de savoir bien les utiliser. Je ne saurai trop vous recommander de vous renseigner avant l’utilisation de certaines qui peuvent être interdites pour les enfants et les femmes enceintes. Aussi, l’acquisition des ouvrages de Dominique Baudoux sur l’aromathérapie peut vous y aider. Vous les trouverez sur le site.

 Source
Cet article antidépresseur, plein de vitamines et délivré sans ordonnance, intitulé Prendre soin de son couple en pratiquant le Slow Sexe a été écrit par SOLOVE et publié sur Labo du Bonheur.
La seule boîte à messages avec des vrais morceaux de bonheur dedans.

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