Réinventons le couple – Épisode 1

Source http://artistsinspireartists.com/art-photography/inside-the-mind-of-an-introvert-through-self-portraits-by-melania-brescia

Qu’est-ce que la conjugalité aujourd’hui ?

  • des mariés hétéro ou homo.
  • des pacsés hétéro ou homo.
  • des «de facto Relationship» australiens illégitimes et libres ou autrement dit des «living together» anglo-saxons à deux sans mariage mais attention ayant une vie « maritale».
  • des unions consensuelles à l‘essai et pas franchement libres mais un peu … parfois… disons qu‘on en fait pas toute une histoire si l‘un des deux va voir ailleurs. C‘est tacitement accepté.
  • des sex-friends vivant maritalement mais sans amour.
  • des couples dit non-cohabitants et super amoureux.
  • des unions libres autrement appelées «concubinage» … etcétéra … etcétéra …

Que d’étiquettes rassurantes pour se rapprocher du «standard» et socialement acceptable «couple marié» vivant ensemble. Je précise « vivant ensemble » car tu peux être marié ou en couple et ne pas vivre sous le même toit. D’ailleurs, j’ai aussi précisé, «couple» marié car tu peux être marié, en instance de divorce donc marié mais pas en couple. Pouiffff !

Bon on voit bien que c’est du grand n’importe quoi toutes ces étiquettes, non ?

La forme du couple ne reflète en rien la réalité des liens amoureux qui unissent les deux protagonistes, on le sait tous. Combien de maris et femmes dorment à l’auberge du cul tourné depuis des années et devraient changer leur statut marital pour un nouveau statut qu’on appellerait «ex-amoureux qui continuent à vivre ensemble parce que c’est pratique.»
Et les jeunes dans tout ça ? Les adolescents cherchent des limites. Les relations amoureuses n‘y échappent pas. La nouvelle génération mélange amitié, sexe et amour. Ils justifient leur comportement par un besoin de liberté que les plus de quarante ans ne peuvent pas leur autoriser. Et pourquoi, me demanderas-tu ? Ne regrettent-ils pas eux-mêmes de ne pas avoir connu 68 comme leurs parents ? Ne pensent-ils pas que cette liberté serait épanouissante pour ces amoureux en herbe ? Oui, évidement, mais cette liberté se heurte encore aux restes d’éducation judéo-chrétienne latents dans leurs esprits. Oui, moi aussi, j’entends encore régulièrement une petite voix qui, d’un ton de reproche, crie dans mon oreille «NON, C‘EST MAL». Oui en effet, c’est la voix de ma mère. Comment as-tu deviné ?

La façon dont nous parlons à nos enfants devient leur petite voix intérieure. Peggy O’Mara

Maintenant, parlons du quarantenaire. Ah ! le quarantenaire ! Il souffre. Il a peur de l‘étiquette. A croire que ma mère lui crie à l‘oreille «NON, C‘EST MAL» à lui aussi. Le pauvre. Le quarantenaire a divorcé. Il a déjà deux ou trois vies communes derrière lui. Il est franchement bien paumé. Il est issu d’un mariage. UN MARIAGE ! Oui, tu sais, le truc de vieux « pour le meilleur et pour le pire». Et vous avouerez, Messieurs, qu’une fois mariés, pour le pire, vous êtes vraiment les meilleurs. Je chambre. Les femmes ne sont pas en reste, je le sais bien.

On oblige les couples à «être» dans une forme particulière socialement acceptable et référencée. Pourquoi ? Peut-être un besoin de se rassurer en catégorisant les relations amoureuses afin qu’elles ne sortent pas trop du cadre.
Constat : aujourd’hui, les relations amoureuses trinquent (et pas au champagne, c‘est moi qui te le dit).

Imaginons notre prochaine déclaration d’impôts remise au goût du jour afin de faire évoluer les mœurs.

Cochez la case qui vous convient :

¤ Vis seule avec un couple de lesbiennes mariées.
¤ Vis maritalement 18 jours par mois avec Robert et 3 jours par mois avec Francis et le reste du temps toute seule !
¤ Vis avec 4 chats, 2 étudiants, un retraité veuf et homo et un couple pacsé mais qui n’est pas toujours là puisqu’ils ne vivent que la moitié du temps ensemble.

love-856181_1920On crée de nouvelles étiquettes à volonté mais plus personne ne fait l’apologie de l’amour. Personne ne se bat pour l’amour alors que notre génération est justement le fruit de la génération qui voulait révolutionner les mœurs, libérer les corps, interdire d’interdire, et qui lassée de la chape moraliste voulait se battre. Yeah. Peace and Love. And Rock and roll. Alors quoi ? Qu’est-ce qu’ils ont foutus nos parents ? Comment se sont-ils débrouillés pour nous coincer dans des cases à ce point ?

Écoutons un instant ce qui nous convient réellement au risque de choquer Papy et Mamie, la maîtresse et de ne pas trouver de case à cocher sur nos feuilles d’impôts, veux-tu bien ?
Sortons de la trivialité que nous impose la société et recentrons-nous quelques minutes sur le plus important… L’AMOOOOOUR !

Voici donc cette semaine des articles sous l’intitulé – Réinventons le couple – qui apporteront quelques pistes de réflexions, sources de bonheur aux plus de trente-cinq ans, je l’espère. Et qui au risque d’en choquer quelques-uns, pourrait s’avérer devenir de vraies directions, voir de vraies philosophies de vie pour les adolescents dans leurs futurs amoureux. A suivre donc dès demain : Réinventons le couple – Épisode 2

Source image http://artistsinspireartists.com/art-photography/inside-the-mind-of-an-introvert-through-self-portraits-by-melania-brescia

Source :
Cet article antidépresseur, plein de vitamines et délivré sans ordonnance, intitulé Réinventons le couple – Épisode 1 a été écrit par Félicitie et publié sur Labo du Bonheur.
La seule boîte à messages avec des vrais morceaux de bonheur dedans.

4 commentaires sur “Réinventons le couple – Épisode 1

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